Table ronde organisée par Tork, le 4 novembre 2025. Table ronde organisée par Tork, le 4 novembre 2025.
82 % des Français pointent l'état des sanitaires hors domicile et la nécessité de mieux en garantir l'accès. C'est ce qu'a récemment dévoilé une étude réalisée à la demande de Tork et menée auprès de 11 500 personnes dans 11 pays.

À l'occasion de la journée mondiale des toilettes, le 19 novembre 2025, une étude menée auprès de 11 500 personnes dans 11 pays, commanditée par Tork  (marque d'Essity), souligne l'image négative des toilettes publiques. Souvent perçus comme sales et peu accueillants, les sanitaires publics peuvent être source d'anxiété pour certaines personnes. L’absence fréquente de papier toilette, de savon, les mauvaises odeurs, le manque d’intimité ou la vétusté des équipements nourriraient un sentiment d’inconfort généralisé. La moitié des citoyens interrogés expriment avoir déjà évité d’utiliser les toilettes d’un restaurant ou d’un lieu public. Et 23 % d’entre eux ont même réduit leur consommation de nourriture ou de boissons pour ne pas avoir à s’y rendre.

Du côté des agents de propreté, 36 % pointent le comportement irrespectueux des utilisateurs comme principal défi dans les sanitaires. Ils dénoncent également le manque d'équipements de protection individuelle (EPI) malgré les risques sanitaires liés à leurs tâches. Enfin, 57 % des difficultés des équipes de nettoyage sont liées à un manque d'outils et de fournitures.

Des sanitaires pour tous

Interrogés sur leur vision des sanitaires, 92 % des agents de propreté estiment que l'accessibilité physique universelle est un élément essentiel. Pourtant, il existe peu d'aménagements dans les toilettes publiques permettant de répondre à la diversité des conditions particulières des Français : la grossesse, l'âge, la situation d'handicap, les accidents ponctuels (béquilles, plâtres...), les allergies, l'anxiété, l'hypersensibilité sensorielle… Ces situations peuvent les empêcher de se sentir à l'aise ou même de satisfaire des besoins élémentaires, faute d'installations adaptées. D'autant plus que 93 % des personnes ayant un trouble physique ou cognitif ne sont pas en fauteuil.

Fort de ces constats, Tork a souhaité ouvrir le débat en organisant le 4 novembre 2025, une table ronde réunissant des associations, élus et experts sur la thématique des sanitaires hors domicile. Pour Pascal Bureau, représentant du conseil d'administration en charge de l'accessibilité au sein de l'APF France Handicap : « Je dois pouvoir aller où je veux, quand je veux et le plus simplement possible : les sanitaires font partie de mon univers quotidien, je dois pouvoir m'y sentir bien. » Il poursuit en expliquant que les personnes atteintes de handicap sont obligées d'organiser tous leurs déplacements mais aussi leur vie en fonction de cet aléa (peur de ne pas trouver de toilettes, qu'ils ne soient pas adaptés ou inconfortables). Seulement, ces planifications peuvent être pénibles, voire fatigantes entraînant des situations d'isolement, d'autant plus pour les personnes âgées.

Concernant la difficulté d'accès aux toilettes, Ève Soumier, directrice de la communication et du développement chez AFA Crohn RCH France, témoigne : « C'est une source immense d'anxiété pour les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, et toutes celles qui souffrent de besoin impérieux. » Pour lutter contre l'inaccessibilité, l'association propose une carte « urgence toilette » qui répertorie tous les lieux, notamment les restaurants et les bars qui acceptent l'utilisation de leurs sanitaires sans obligation de consommer. Pour autant, l'accès leur est parfois refusé, pouvant provoquer des traumatismes, c'est pourquoi Ève Soumier souhaiterait que la carte soit reconnue par la loi. Marion Moulin, présidente de l'association Solidarité Verneuil, complète : « L'accès à l'hygiène ne devrait jamais être un tabou, pouvoir aller aux toilettes, c'est une question de dignité, pas de pudeur. »

Des solutions en cours

Face à ces problématiques, Tork a développé des solutions afin de faciliter la vie de tous les utilisateurs mais aussi des agents. Par exemple, il propose des distributeurs connectés pour savoir quand et quels appareils recharger en papier et en savon. Ceux-ci sont aussi adaptés à tous les handicaps, qu'ils soient visibles ou non puisque leur design est conforme à la norme EN 17161:2019 Design for All. Concernant les gels et les savons, le fabricant a travaillé sur leur douceur et leur rapidité d'absorption, afin de répondre aux besoins des personnes ayant des maladies de peau. Enfin, il est en train de créer un manifesto de bonnes pratiques des W.-C publics afin d'améliorer les conditions de travail des agents.