La FEP s’investit dans la révision de l’Écolabel européen des services de nettoyage intérieur à deux niveaux : en France, au sein du groupe miroir animé par l’Ademe, chargée de la gouvernance et du déploiement de l’écolabel au niveau national, et au niveau européen, au sein de l’EFCI, la Fédération européenne de la propreté, dont elle préside la commission Technique, innovation et qualité. Elle mène ainsi directement, au nom de l’EFCI, les échanges avec le Bureau de la Commission européenne, chargé de la révision.
La profession défend en priorité une clarification du périmètre. Plutôt que de labelliser l’ensemble de l’entreprise ou une partie de ses activités nécessitant une comptabilité séparée, elle propose de labelliser une prestation réalisée sur un site client, dans le cadre d’un contrat. Cette approche permettrait d’associer le client à la démarche et de déployer progressivement l’écolabel. Tous les clients ne souhaitent pas nécessairement bénéficier d’une prestation écolabellisée et ne sont pas toujours prêts à en assumer le coût.
L’EFCI et la FEP demandent également que le dispositif reflète la réalité des contrats, qui comprennent souvent de la désinfection ou des travaux exceptionnels actuellement exclus du référentiel.
Reconnaître et valoriser les innovations des entreprises
La profession propose aussi de mieux reconnaître les innovations environnementales dont l’entreprise est capable de démontrer les bénéfices : économies d’eau ou d’énergie, réduction des produits chimiques, solutions circulaires ou équipements à faible impact. Elle souhaite également que le travail en journée et/ou en continu soit valorisé comme une bonne pratique.
La révision d’un écolabel est un processus long. Le premier rapport technique de la commission européenne, publié au printemps ne prenait pas en compte ces propositions. Le deuxième devrait être publié prochainement et occasionnera une nouvelle réunion du groupe miroir français, prévue le 16 novembre 2026, et ce n’est que fin 2027 que la nouvelle décision pourrait être adoptée par la Commission européenne.
La FEP et l’EFCI poursuivent leur mobilisation pour obtenir un écolabel adapté aux réalités du secteur qui puisse permettre aux entreprises qui le souhaitent de faire reconnaître et valoriser leurs bonnes pratiques.