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L’Idet, l’association professionnelle représentant les directeurs de l'environnement de travail, publie les résultats de son étude socio-économique 2026. Âge, rémunération, qualifications, périmètre de responsabilités, priorités… L’enquête dessine le portrait d’une fonction qui gagne en expérience et élargit progressivement son rôle dans les organisations.

Fondée sur les réponses de 150 professionnels et sur 18 entretiens semi-directifs, cette nouvelle édition, organisée par l'Idet cinq ans après la précédente, met en lumière les transformations du métier, l’élargissement des responsabilités des directeurs de l’environnement de travail (DET) et leur place dans les organisations. 

Une profession plus féminisée et expérimentée 

La féminisation constitue l’une des évolutions les plus marquantes. En moins de 20 ans la profession est devenue presque paritaire : les femmes représentent désormais 47 % des répondants, contre 27 % en 2008. 

La profession gagne également en séniorité, en cohérence avec l’élargissement du périmètre de responsabilités des DET, tant sur le plan managérial que budgétaire. L’âge moyen atteint désormais 51 ans, soit quatre ans de plus qu’en 2008, tandis que l’expérience professionnelle totale s’établit à 26 ans, dont 13 ans en moyenne dans les métiers de l’environnement de travail.

Des responsabilités élargies, mais une place encore à consolider 

La fonction de directeur des environnements de travail se rapproche progressivement des centres de décision des entreprises. Aujourd’hui, 54 % des professionnels interrogés sont rattachés à une direction stratégique, contre 50 % en 2008. Dans le même temps, 59 % ont vu leur périmètre de responsabilité augmenter, notamment sous l’effet des enjeux du travail hybride, de la transition numérique, de la QVCT et de la responsabilité sociétale des entreprises. 

Cette montée en responsabilité ne s’accompagne pas encore, même si leur présence s’y accroît, d’un accès systématique des DET aux instances de gouvernance : 38 % des répondants déclarent siéger au comité de direction et 30 % au comité exécutif. 

Énergie, QVCT et coûts : le trio de tête 

Lorsqu’ils se projettent sur les enjeux d’avenir, les DET placent la performance énergétique en tête : elle est citée par 75 % des répondants, soit 16 points de plus qu’en 2020. Elle devance la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT), mentionnée par 69 % des professionnels interrogés, en hausse de 19 points, puis l’optimisation des coûts, citée par 62 % d’entre eux, soit 17 points de plus qu’en 2020.