Laboratoires, formulateurs et fabricants spécialisés, 119 exposants étaient réunis sur une surface d’exposition de plus de 6 100 m² pour cette 21e édition du salon Parasitec qui a eu lieu au Parc Floral de Paris les 29 et 30 octobre. Le rendez-vous des professionnels de la lutte contre les nuisibles a accueilli plus de 4 000 visiteurs.

Du côté des produits de lutte antiparasitaire, le règlement Biocides qui limite le nombre de substances actives crée de fortes contraintes et rend l’innovation plus complexe. Les formulateurs parviennent néanmoins à adapter leurs solutions, qu’il s’agisse de rodenticides ou d’insecticides. BASF lançait un nouveau spray anti-mouches qui agit comme un sticker sur les surfaces verticales, tandis qu'Envu communiquait sur deux substances actives intégrées dans ses formulations raticides bénéficiant d'un impact sur l'environnement très faible. Pour des solutions plus « mécaniques », les technologies à base de leds ou d’UV ont le vent en poupe, de même que les pièges, les barrières physiques ou olfactives ou les systèmes à ultrasons. Tous les fournisseurs du secteur travaillent pour limiter l’impact environnemental du pest control et pour mettre au point des solutions durables. Des entreprises s’associent pour faire avancer le sujet, comme Laboratoire Orcad, Sofar France et Ratdown au sein du Pôle Smart Protect (groupe Innoval Développement).
Blattes, rats, punaises de lit, frelons asiatiques ou termites (etc.), les applicateurs 3D font face à de nombreuses espèces invasives. Mais au même titre que d’autres secteurs, ces entreprises spécialisées dans la lutte contre les nuisibles doivent se transformer et s’adapter : usage raisonné des produits, traçabilité des interventions, réglementation de plus en plus contraignante…
Cette activité se fait aussi plus digitale avec la présence de nombreux éditeurs de solutions logicielles, parmi lesquels SMS Management qui mettait en avant sa nouvelle fonction de gestion des paies. Elle devient également plus intelligente avec des pièges ou capteurs connectés. Ici comme ailleurs, l’intelligence artificielle est abordée et commence à trouver sa place au cœur des technologies antiparasitaires.
La formation au cœur des préoccupations
En réponse aux enjeux techniques, aux contraintes réglementaires et aux évolutions du métier, les professionnels de la 3D ont plus que jamais besoin de formation. Le salon parisien en était l’illustration : les fabricants mettaient en avant ce sujet, avec des ateliers pédagogiques, et proposaient de découvrir leurs publications sur les bonnes pratiques (guides, méthodes, conseils d'expert). Les organismes de formation, comme Izipest, étaient représentés, de même que les organisations Prosane (ex-CS3D) et Cepa pour lesquels la formation est une véritable priorité : un CQP technicien spécialisé dans la maîtrise du risque nuisibles a été mis en place et est reconnu par la branche.
D’autres sociétés spécialisées exposaient également, comme des fabricants de solution d’aérogommage, de décapage ou de tri des déchets dangereux, ainsi qu’une entreprise proposant des drones pour nettoyer les panneaux solaires.
Les applicateurs 3D, en chiffres
900 entreprises
8 500 professionnels qualifiés
625 M€ de chiffre d’affaires