Avec près de 1 000 emplois nets, la production de services est la seule activité qui a été créatrice d’emplois en 2023, selon les données publiées le 19 février par le cabinet d’analyse Trendeo.

En 2023, seule la production de services a été créatrice d’emplois nets, avec un solde des créations et suppressions d’emploi à 35 254 (contre 34 257 en 2022). C'est ce que montre l’Observatoire de l’emploi et de l’investissement, réalisé par le cabinet d’analyse Trendeo et publié le 19 février.

Tous secteurs d’activité confondus, le solde annuel est tombé à 81 147 l’an dernier, après s’être établi à 121 541 emplois nets en 2022. Cette dégradation provient de la baisse des créations d’emplois (- 28 000) plus que de la hausse des suppressions d’emplois (+ 13 000). Les activités de production industrielle ont perdu près de 10 000 emplois nets, avec des créations d’emploi en baisse de 17 % et des suppressions en hausse de 19 % ; le solde net descendant à 26 437.

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Les créneaux industriels épargnés

Si le secteur de l’industrie ralentit, quatre secteurs continuent leur progression : l’informatique-électronique, les équipements électriques - poussés par des projets de fabrication de cellules photovoltaïques ou de panneaux solaires et de batteries -, les moteurs et machines puis la construction aéronautique et spatiale. L’industrie de la chimie, quant à elle, a subi une baisse de 612 emplois par rapport à 2022. Un bilan à l’image des créations d’usines qui ont baissé de 13 %, pour une augmentation de 47 % des fermetures d’usines. Ce rythme d’évolution des créations et suppressions laisse présager un solde des annonces d’ouverture et de fermeture d’usines négatif pour l’année 2024.

Baisse des levées de fonds

Le nombre des levées de fonds recensées en 2023 ont baissé de 17 % par rapport à 2022, passant sous la barre des 1 000 pour la première fois depuis 2016. En montant, elles ont baissé de 49 %, passant de 19,2 milliards d’euros levés en 2022, à un peu moins de 10 milliards en 2023. Les levées de fonds dans des activités industrielles sont en diminution mais représentent 45 % des montants levés, contre 28 % en 2022. Elles résistent bien mieux que celles dans les activités « numériques » (numérique et services), qui reculent de 61 %.